Votre budget prévisionnel 2026 ne reflète pas la réalité? C’est maintenant qu’il devient intéressant

Analyse du budget prévisionnel et des résultats réels d'une PME afin d'identifier les écarts et préparer les prévisions financières.

Votre budget prévisionnel 2026 ne reflète pas la réalité? C’est maintenant qu’il devient intéressant

En début d’année, certains dirigeants prennent le temps de préparer un budget. Ils estiment le chiffre d’affaires qu’ils pensent réaliser, anticipent les charges, prévoient les recrutements ou les investissements et essaient de donner une prévision financière aux projets des douze prochains mois.

Puis l’année commence.

Un client signe plus tard que prévu. Un autre développe davantage son activité avec l’entreprise. Un recrutement prévu en mars n’a finalement lieu qu’en juin. Certaines charges augmentent. Un projet est abandonné tandis qu’une opportunité, qui n’existait même pas au moment de préparer le budget, apparaît en cours d’année.

Et nous voilà en septembre 2026.

Lorsque nous analysons le budget préparé quelques mois auparavant, une chose devient rapidement évidente : la réalité n’a pas exactement suivi le scénario imaginé en début d’année. Faut-il en conclure que le budget était mauvais ? Pas forcément. C’est même maintenant qu’il commence à devenir particulièrement intéressant.

Un budget n’est pas une prédiction de l’avenir

Il y a une confusion que je rencontre régulièrement autour du budget. Nous avons parfois tendance à juger sa qualité en fonction de sa capacité à prédire exactement ce qui allait se passer.

Si nous avions prévu CHF 1 million de chiffre d’affaires et que nous terminons finalement l’année à CHF 850’000, nous pouvons avoir l’impression de nous être trompés. C’est vrai, d’une certaine manière. Notre hypothèse initiale ne s’est pas réalisée. Mais cela ne signifie pas que le travail effectué était inutile ou mauvais.

Lorsque nous préparons un budget, nous prenons les informations dont nous disposons à un moment donné et nous établissons des hypothèses. Nous estimons le nombre de clients, les ventes, les salaires, les charges, les investissements et les projets que nous pensons réaliser.

Le budget constitue donc une sorte de photographie de ce que nous pensions possible à ce moment-là. Quelques mois plus tard, nous disposons de quelque chose que nous n’avions pas en janvier : la réalité. Et c’est la comparaison entre les deux qui devient intéressante.

En septembre, je ne cherche pas seulement à savoir si nous sommes au-dessus ou en dessous du budget

Imaginons une PME qui avait prévu CHF 900’000 de chiffre d’affaires pour 2026.

À la fin du mois d’août, elle constate qu’elle est en retard par rapport à son budget.

La première réaction pourrait être de regarder le montant de l’écart : combien manque-t-il ? Mais finalement ce chiffre, pris isolément, nous apprend assez peu.

Ce que je voudrais comprendre, c’est pourquoi cet écart existe.

Peut-être que deux projets importants prévus au printemps ont simplement été décalés à l’automne. Dans ce cas, le chiffre d’affaires annuel reste peut-être atteignable et nous sommes principalement face à un problème de timing.

Mais peut-être qu’un client important a réduit ses commandes. Ou que le nombre de nouveaux clients est inférieur aux prévisions. Ou encore que le prix moyen des prestations est moins élevé que ce qui avait été envisagé.

Dans ces situations, nous ne sommes plus face à un simple décalage. Une hypothèse sur laquelle reposait le budget a changé.

Et cette distinction est essentielle pour savoir quoi faire ensuite.

Un écart budgétaire n’est pas seulement un chiffre à constater. C’est une question à investiguer.

Les bonnes surprises méritent aussi d’être analysées

Nous avons naturellement tendance à nous intéresser davantage aux écarts négatifs. Lorsque les charges dépassent le budget ou que le chiffre d’affaires est inférieur aux prévisions, nous voulons immédiatement chercher une explication.

Je pense pourtant que les écarts positifs méritent exactement la même attention.

Imaginons qu’une activité génère beaucoup plus de chiffre d’affaires que prévu. Pourquoi ? Est-ce grâce à un client exceptionnel qui ne reconduira peut-être pas ses commandes l’année suivante ? Avons-nous trouvé une offre qui rencontre particulièrement bien son marché ? Les prix ont-ils été mieux acceptés que prévu ? Un collaborateur a-t-il développé une activité plus rapidement que nous l’imaginions ?

La réponse est importante. Si nous comprenons ce qui fonctionne mieux que prévu, nous pouvons éventuellement le reproduire, l’amplifier ou simplement en tenir compte lorsque nous construirons le budget suivant.

L’objectif n’est donc pas uniquement de comprendre ce qui ne s’est pas passé comme prévu. Il est aussi de comprendre ce qui s’est mieux passé que prévu et pourquoi.

Le budget 2026 ne doit pas rester figé jusqu’au 31 décembre

Nous sommes maintenant début septembre. Il reste quatre mois avant la fin de l’année.

À ce stade, je trouve peu utile de continuer à regarder uniquement le budget construit en début d’année en sachant que certaines de ses hypothèses ne sont plus réalistes.

Je préfère partir de ce que nous savons aujourd’hui.

Nous disposons déjà de huit mois de résultats réels. Nous connaissons mieux le carnet de commandes. Nous savons quels recrutements ont réellement eu lieu, quels investissements ont été réalisés et quels projets ont pris du retard. Nous avons également davantage de visibilité sur les dépenses qui devraient encore intervenir d’ici décembre.

Nous pouvons donc nous poser une nouvelle question :

Si nous devions aujourd’hui refaire la prévision de septembre à décembre, à quoi ressemblerait la fin de l’année ?

C’est là que nous passons progressivement du budget au forecast, ou à la prévision actualisée.

Nous conservons le budget initial comme point de référence. Nous ne cherchons pas à le réécrire pour faire disparaître les écarts. Au contraire, ces écarts sont précieux. Ils nous donnent des informations importantes.

Mais à côté de ce budget, nous construisons une nouvelle vision de la fin de l’année à partir des informations dont nous disposons aujourd’hui. Cette prévision actualisée devient alors un véritable outil de décision.

Il reste encore quatre mois pour agir

C’est précisément pour cette raison que septembre est une période que je trouve particulièrement intéressante pour faire cet exercice.

L’année est assez avancée pour disposer de données significatives, mais il est suffisamment tôt pour que certaines décisions puissent encore avoir un impact sur le résultat annuel.

Si les ventes sont inférieures aux attentes, il reste du temps pour comprendre pourquoi et déterminer si certaines actions commerciales doivent être renforcées.

Si les charges ont augmenté plus rapidement que prévu, nous pouvons identifier celles qui sont structurelles et celles qui peuvent encore être ajustées.

À l’inverse, si les résultats sont meilleurs que prévu, l’entreprise peut réfléchir à l’utilisation de cette marge de manœuvre supplémentaire. Faut-il investir ? Accélérer un projet ? Recruter ? Constituer davantage de réserves ?

L’analyse budgétaire ne sert donc pas uniquement à expliquer les huit mois qui viennent de s’écouler. Elle permet aussi de décider ce que nous voulons faire des quatre mois qui restent.

Les écarts de 2026 sont déjà une première source d’information pour le budget 2027

Il y a une autre raison pour laquelle je trouve cet exercice particulièrement utile en septembre : le budget 2027 n’est plus très loin.

Dans quelques mois, le cycle va recommencer et il sera temps de préparer les objectifs pour l’année prochaine. Avant de regarder vers l’année prochaine, je préfère comprendre ce que 2026 nous a appris.

Si nous avions prévu une croissance de 15 % et que l’entreprise en a finalement réalisé 5 %, pourquoi ? Notre objectif était-il trop ambitieux ou quelque chose a-t-il changé en cours d’année ?

Si les coûts salariaux ont systématiquement été sous-estimés, avons-nous oublié certains éléments dans nos hypothèses ?

Si une activité s’est développée beaucoup plus rapidement que prévu, devons-nous lui donner davantage de place en 2027 ?

Le budget 2027 devient ainsi beaucoup plus qu’une nouvelle série de chiffres.

Il devient la conséquence des enseignements tirés de l’année en cours.

Et vous, où en est votre budget 2026 ?

Si votre budget préparé en début d’année ne ressemble plus vraiment à la réalité, ce n’est probablement pas le moment de l’abandonner. C’est au contraire le bon moment pour analyser les écarts, actualiser vos prévisions jusqu’à décembre et commencer à identifier les hypothèses qui devront être revues pour 2027.

Chez Enfin!Fidu, nous accompagnons les dirigeants de PME dans cette démarche de pilotage, de l’analyse du réalisé à la préparation du budget annuel de votre PME, en passant par les prévisions et les différents scénarios.

Si vous souhaitez profiter de cette fin d’année pour faire le point sur 2026 et préparer 2027 sur des bases plus solides, contactez-nous pour en discuter.

 

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